Le président de la coopérative, Stéphane Roussey, a accueilli le public à Foulain, site du siège social. Il s’agit de la première assemblée générale pour ce polyculteur éleveur sur une exploitation de 90 ha à Cohons. Un mélange céréalier à base de pois et de féverole permet à son cheptel d’être autonome en alimentation. Par ailleurs Stéphane Roussey est également président de la Fédération des caisses locales Groupama de Haute-Marne. Il n’a pas manqué de rendre hommage à son prédécesseur Emmanuel Aubry qui sera resté à la tête de la Cobevim pendant 15 ans.

Cobevim réitère son engagement à trouver les meilleurs débouchés en répondant aux besoins des consommateurs. Stéphane Roussey évoque une conjoncture 2 018 « pas trop mauvaise, mais un dernier trimestre calamiteux ». Il balaye les sujets d’actualités : la canicule qui perdure, les EGA qui ne produisent toujours pas de prix rémunérateurs et une demande qui est comme la météo : difficile à prévoir. « L’agneau est une marchandise périssable ce qui complique sa commercialisation » ajoute le président qui conseille de bien choisir sa race de mouton et assure que « l’élevage ovin a toute sa place dans beaucoup de systèmes ». Il considère que la communication a son importance, qu’elle doit être « durable et positive » pour attirer les jeunes et renouveler les générations d’éleveurs.

Présente sur 12 départements de l’Est de la France, Cobevim bat des records : 17 981 000 € de chiffre d’affaires en 2018 (+7 %) dont les trois quarts proviennent de la collecte d’animaux et de laine (+8 %). « Alors que nous sommes dans un marché négatif c’est une bonne performance » précise le directeur David Thenail. Autre bon résultat : les 111 700 animaux commercialisés, dont 91 000 d’agneaux. 89 % des apports en agneaux de boucherie proviennent des adhérents, ce qui montre leur fidélité. Les départements les plus dynamiques sont la Haute-Marne (16 856 agneaux), la Meurthe et Moselle (12 882), les Vosges (12 476) et la Meuse (9 315).

Hormis l’année 2016, le prix des agneaux augmente depuis une décennie pour atteindre 6,26 € par kg en 2018. « Peu de productions agricoles sont dans cette situation » remarque David Thenail, « j’espère que ça va créer des vocations. Nous devons pérenniser notre filière en encourageant les jeunes à s’installer ». Contrairement à 2017 (une période de Pâques très dynamique et une fin d’année terne), les sorties d’agneaux ont été plutôt régulières tout au long de l’année 2018. Les animaux de réforme et caprins commercialisés sont en augmentation avec près de 16 000 bêtes vendues.

Le docteur Olivier Lemoine est intervenu et a donné quelques conseils pour maîtriser l’état corporel des moutons, les crottes étant un baromètre visuel simple qui peut alerter sur une alimentation inadaptée.

Concernant les agnelles de renouvellement il déconseille de faire un agnelage avant 13/14 mois et rappelle qu’il faut éviter de mettre en lutte des béliers ou des femelles trop maigres. «Pour les béliers et les femelles qui ont une note trop faible, il vaut mieux repousser la lutte ». Les béliers doivent rester en prise de poids jusqu’à la lutte et les brebis du début du flushing jusqu’à l’agnelage.

Source : article Avenir 52 > http://www.avenir52.com/actualites/cobevim-affiche-encore-des-records:CPTN15P0.html

Partager ce post